Culture & Nous ! Sorties culturelles à Paris – Avril 2018

• Chronique – Culture – © Laetitia Asgarali Dumont •

■ Le originaux de Charles Loupot à découvrir !

Loupot C’est une belle découverte en perspective que nous propose la Bibliothèque Forney du 4 ème arrondissement, en dédiant une exposition gratuite au célèbre publicitaire Charles Loupot !

Il fut l’un des premiers artistes à utiliser le style ‘Art déco’ dans les arts graphiques des années 20.

Mélangeant motifs géométriques et jeux de couleurs, il réalisa la promotion de nombreuses marques avec un style original encore imité aujourd’hui.

Plus d’une soixantaine d’affiches nous sont présentées , retraçant son parcours mais aussi l’évolution de la société et de la communication de l’époque.

Un style graphique très moderne à voir absolument et en plus gratuitement !

► Loupot, peintre en affiche – jusqu’au 26 Mai 2018

Gratuit – Bibliothèque Forney : 1 rue du Figuier, 75004, Paris

• Plus d’infos sur https://www.paris.fr/equipements/bibliotheque-forney-18

 

 

■ Le Before du Quai Branly spéciale Peintures du lointain – Vendredi 6 Avril

peintures lointains Le Musée du Quai Branly – Jacques Chirac organise ce Vendredi 6 Avril une soirée ouverte pour découvrir l’exposition « Peintures du lointain ».

Au programme des ateliers, des animations et même un buffet pour profiter pleinement de l’exposition dédié à l’évolution du regard Occidental sur l’altérité. L’occasion de découvrir les travaux des artistes du monde entier tel Matisse et ses estampes tahitiennes, les portraits d’Amérindiens de George Catlin ou encore André Suréda et ses visages d’Afrique du Nord.

En somme un beau voyage sans avoir besoin de sortir de la Capitale ! Et si vous êtes déjà pris, pas de panique ! Des soirées de ce type seront organisées tout au long de l‘année jusqu’en Janvier 2019.

► Le Before du Quai Branly, Vendredi 6 Avril de 19h à Minuit

Gratuit – Musée du Quai Branly Jacques Chirac : 37 Quai Branly, 75007, Paris

• Plus d’infos sur les Before à venir : http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/before/

 

Les Ateliers de coutures de Louis Vuitton ouvrent leurs portes !

vuittonUne bonne nouvelle pour tous les amoureux de la mode ! Les Ateliers de la célèbre maison française Louis Vuitton ouvrent leurs portes au public !

À moins de 30 minutes de Paris vous pourrez découvrir chaque week-end les locaux d’Asnières sur seine où s’activent les petites mains de la maison de couture depuis 1859.  Des étapes de fabrication d’un sac à l’élaboration de croquis de tendance en passant par des tenues et créations exclusives, vous ne vous ennuierez pas une seule seconde !

Une plongée unique au cœur du travail de la maroquinerie à voir tous les week-end jusqu’au 15 Avril.

► Les Ateliers Louis Vuitton – tous les week-end jusqu’au 15 Avril –

Gratuit – La Galerie Louis Vuitton : 18 rue Louis Vuitton, 92600 Asnières 

• Réservation et infos pratiques : https://ticketing-la-galerie.louisvuitton.com/tour/la-galerie-louis-vuitton/?lang=fr-FR

 

 

■ Le Pont des Arts tout en fleurs – Dimanche 8 Avril

tulipesA l’occasion des 30 ans de la lutte contre le cancer le Pont des Arts sera métamorphosé ce dimanche 8 Avril !

L’ancien pont mythique pour ses amoureux et leurs cadenas sera recouvert de tulipes pour l’événement. Ce sont les étudiants de l’École des Fleuristes de Paris qui ont conçu une structure inédite permettant à toutes et tous de venir déposer des fleurs de 9h à 17h pour soutenir la recherche.

Les recettes issues de la vente de tulipes et de bracelets iront directement au Centre Gustave Roussy spécialisé dans la lutte contre le cancer.

N’hésitez donc pas Dimanche à vous promener du côté du 6 ème arrondissement pour un petit geste solidaire et poétique !

 ► Le Pont des Arts lutte contre le cancer – Dimanche 8 Avril de 9h à 17h

Pont des Arts, 75006, Paris

• Plus d’infos avec le #destulipescontrelecancer

 

La Nuit des Idées 2018 : 3 raisons d’y aller !

• Chronique – Culture – © Laetitia Asgarali Dumont •

Ce Jeudi 25 Janvier 2018 se tient la 3 ème édition de la Nuit des Idées mise en œuvre par l’Institut Français.  L’objectif est de partager ses réflexions et pensées créatives pour construire le monde de demain. Des évènements aussi bien collectifs que festifs ont lieu dans tout l’Hexagone: Débats, Conférences aux personnalités multiples , Performances artistiques , Expo , Ateliers … Voilà déjà 3 bonnes raisons d’y participer ce soir !

1) Le Thème « L’imagination au pouvoir »

« Tout grand progrès scientifique est né d’une nouvelle audace de l’imagination » pour le penseur américain John Dewey. C’est en effet la capacité de l’imagination à faire changer les choses ,déjà revendiquée en 1968, qui est aujourd’hui repris dans cette édition 2018.  La créativité de chacun est mis à contribution pour apporter une nouvelle vision à la société. C’est le cas de nombreuses animations tel celle de l’Université Paris Nanterre mêlant l’art et la politique au travers d’œuvres de Street Art réalisés toute la nuit sur le Campus.

2) Expositions et débats actuels

Les musées se sont investis dans l’évènement en proposant des expositions et projections uniques lors de cette soirée. Le Palais de Tokyo s’est ainsi associé au Collège International de Philosophie pour présenter « Totems et Tabous », un espace regroupant des artisans et artistes autour de la question des représentations culturelles et des tabous contemporains.

Des débats de grandes envergures sont également organisés dans de nombreux lieux de culture. Portant sur des questions actuelles autour des rapports humains, des enjeux modernes de la philosophie ou de la technologie, les conférences et débats seront majoritairement retransmit sur les réseaux sociaux.

3) La Convivialité comme moteur

La volonté de partage est au centre de la Nuit des Idées. Tout le monde peut ainsi s’exprimer à sa manière en participants aux multiples ateliers artistiques organisés par les centres culturels ou grâce aux émissions de radios étudiantes et associatives réalisées dans des lieux publics.

Partager avec autrui autour de conversations actives, c’est l’objectif du Bar Commun au sein du 18 ème arrondissement. Une initiative inédite qui réunira comédiens, musiciens et particuliers autour d’ateliers et de mises en scène engagées.

Cette Nuit des Idées 2018 se révèle donc riche en bons moments à Ne pas manquer !

 

La Nuit des Idées – 25 Janvier 2018

Évènements dans toute la France & à l’étranger

Site : https://www.lanuitdesidees.com/fr/

Magie et élégance : Dior aux Musées des arts décoratifs de Paris – On’ (Sorb’on)

• Reportage – Culture – © Laetitia Asgarali Dumont •

→  https://on-media.fr/2018/01/28/magie-et-elegance-dior-aux-musees-des-arts-decoratifs-de-paris/

 

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Le « Tailleur Bar », symbole de modernité crée en 1947 par Christian Dior. – © Adrien Dirand

L’exposition Dior, au Musée des Arts décoratifs de Paris est un véritable évènement. De juin à janvier 2018, 32.000 mètres carrées sont consacrés à la célèbre maison de couture. Le visiteur est pris dans un tourbillon de couleurs, de souvenirs, de mouvements artistiques et découvre comment le vêtement devient une œuvre d’art.

Un lieu magique où l’on découvre plus de 300 modèles de haute couture. Véritable voyage dans l’univers artistique du fondateur de la maison Dior et des célèbres couturiers qui lui ont succédés : Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et plus récemment Maria Grazia Chiuri.

À la découverte de la maison Dior

Tout commence par la découverte de la vie de Christian Dior au travers d’objets lui ayant appartenu. Du paquet de cartes fétiches de son enfance à ses premières photos et esquisses, on devine ses premiers émois artistiques. Christian Dior est né dans une famille aisée de Normandie. Il devient galeriste en 1929 et intègre le monde de l’art parisien. Ses amis sont Dali, Chagall, Cocteau et bien d’autres figures littéraires et artistiques. Il baigne ainsi dans le mouvement surréaliste, apprend les bases de croquis de mode et érige sa maison de couture en 1946. Son succès est immédiat. C’est le début d’une nouvelle approche de la mode, celle du « New-Look ».

“ Une robe telle que je conçois est une architecture éphémère destinée à exalter les proportions du corps féminin ”
– Christian Dior –

Les créateurs qui lui succéderont s’inspireront de sa manière de voir la mode comme « la poésie de la vie ». Plusieurs pièces illustrent la contribution de chaque directeur artistique. La robe « Trapèze » d’Yves Saint Laurent marquant la taille et dévoilant les jambes, les modèles baroques de Gianfranco Ferré avec leurs coupes empires, font progressivement évoluer la maison de couture.

L’esprit des créations Dior

La plongée dans l’univers de la maison est complète à la découverte d’une salle longiligne présentant de multiples créations en un dégradé intense de couleurs. Comme un atelier secret, les accessoires sons mis en valeur sur un fond noir de jais allant de chapeaux à des miniatures de robes ou des parfums iconiques.

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Colorama d’accessoires – © Laetitia Asgarali

Les multiples sources d’inspirations des designers nous sont dévoilées : des tonalités venant de paysages naturels, des confections issus de cultures du monde entier, des modèles reprenant des peintures et travaux littéraires. L’exposition reproduit plusieurs boudoirs où les créations se découvrent dans des salons et théâtres parisiens. Un bouquet de modèles inspirés des jardins anglais se place dans un décor orné de millier de fleurs de papier réalisées à la main. Tout est fait pour nous transporter dans l’univers d’élégance et de raffinement caractéristique de la couture française, tout en rendant accessible ce qui n’était au départ qu’une vision réservée à une élite sociale.

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Les inspirations florales de la maison – © Laetitia Asgarali
 “ Ce génie léger propre à notre temps et dont le nom magique comporte Dieu et or ”
– Jean Cocteau –

Vient la dernière salle, celle qui met en lumière toutes les robes des créateurs. Nous entrons dans la nef, au cœur d’un bal de chefs d’œuvres créatifs.

En hauteur, les habits sont soulignées par des jeux de lumière enrobant les perles et soieries des modèles portés par les plus grandes stars du XX ème siècle à nos jours. Des dessins apparaissent sur les murs, passant d’un univers poudré à une fresque baroque se transformant en une pluie d’or. Ainsi les yeux levés au ciel, contemplant ce mélange de modernité et d’élégance, notre regard ne peut être qu’émerveillé devant l’histoire de la maison Dior qui nous ai conté.

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La nef du musée : point focale de l’exposition – © Laetitia Asgarali

 

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• Exposition : « Christian Dior : Couturier du rêve »

Musée des Arts Décoratifs, Paris

Du 5 juin 2017 au 7 Janvier 2018

Site :  http://www.lesartsdecoratifs.fr

 

 

Photo de couverture : Adrien Dirand

Dior : Magical exhibition at the ‘Musée des Arts Décoratifs’ in Paris – Nouvelles Vagues (Paris 3)

• Article – Culture – © Laetitia Asgarali Dumont  •

→ https://nouvellesvagues.wordpress.com/2017/12/21/dior-magical-exhibition-at-the-musee-des-arts-decoratifs-in-paris/ 

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Poster : photo Emma Summerton

First photo : Adrien Dirand

RADIO – Chronique : « Kimono , Au bonheur des dames » – Musée Guimet – Radio Campus Paris

logo RCP - petit - rouge - fond blanc « Tour des Facs » 2017 – Radio Campus Paris – Parvis Université Sorbonne – Nouvelle (Paris 3)

• Chronique Radio Culture – © Laetitia Asgarali Dumont •

 

Aujourd’hui Laetitia tu vas nous parler culture japonaise & mode avec l’exposition « Kimono- Au bonheur des dames ». Une expo actuellement au musée des arts asiatiques de Paris, le Musée Guimet, jusqu’au 22 mai prochain.

Avec cette exposition c’est vraiment un morceau de Japon qui s’est installé dans la capitale. Inédite et unique en son genre en France, c’est la première fois que des kimonos aussi rares sortent du Japon pour être présenté au grand public.

On doit cette collection à la maison de mode Matsuzakaya qui met en lumière, l’évolution de la mode japonaise, à travers des pièces de collections du 17 ème siècle jusqu’à nos jours.

Destiné au passionné de la culture japonaise mais aussi aux adeptes de créations artistiques ; Le but principal de l’expo est ici de nous montrer les transformations de ce vêtement au fil de l’histoire japonaise, mais aussi les mutations provoquées par son passage du monde orientale vers le monde occidental.

 

A quel type de vêtement correspond le Kimono ?

Initialement le mot Kimono désignait tous types de vêtements que l’on pouvait porter. Avec le temps, ce mot c’est associé à la robe traditionnelle japonaise tel que nous la connaissons aujourd’hui.

Un Kimono, c’est simplement 7 bandes longues de tissus cousues et repliées qui donne à ce vêtement une forme en T. De par sa forme caractéristique, le Kimono a un dos pareil à une toile ce qui permet aux couturiers une grande expression artistique. De nombreux motifs à la symbolique fortes sont généralement brodés le long du vêtement. Le kimono est noué sur le devant à l’aide d’une ceinture rigide très large appelée « Obi » et ce porte avec des accessoires spécifiques tel que des épingles décoratives ou des peignes pour cheveux.

 

Quel est son histoire ?

A la base c’était un vêtement porté quotidiennement par les classes populaires et ce dès l’époque médiévale car il était facile de le fabriquer. Il s’est ensuite démocratisé dans le milieu bourgeois pour mettre en avant les tissus et la richesse des marchands. Par la suite le kimono s’est imposé au sein de l’aristocratie japonaise vers le 17 ème siècle, principalement chez les grandes familles de combattants japonais.

Aujourd’hui il n’est plus porté au quotidien, uniquement lors de fêtes traditionnelles, mais le kimono reste l’un des seuls habits dans l’histoire mondiale qui est porté depuis plusieurs siècles par toutes les classes sociales et par les deux sexes.

 

Pourquoi l’expression « Au bonheur des dames » dans le titre de l’exposition ?

Car c’est là l’un des autres objectifs de cette expositions ; nous montrer l’importance de ce vêtement dans les différentes étapes de la vie d’une femme japonaise. De sa jeunesse à son mariage puis à l’âge adulte le kimono l’accompagne et se fait plus léger en motifs avec le temps.

Pour les jeunes femmes par exemple, le tissu est léger avec des éléments floraux cousus sur l’ensemble du vêtement. Les décorations sont composées de motifs traditionnels comme des tiges de bambou ou fleurs de prunier qui symbolisent des vertus.

Lors des cérémonies de mariage, on utilise plutôt des tissus précieux qui sont richement brodés d’animaux de toutes sortent comme les grues par exemple, qui évoque la prospérité.

On voit aussi dans les quelques estampes disséminées le long de l’expo, comment l’accessoirisassions des kimonos est primordial et renvoient des messages sociaux aussi important que le vêtement lui-même.

 

Dans cette exposition, est qu’une pièce a particulièrement retenu ton attention ?

Oui c’est le cas d’un kimono de cérémonie en lin bleu roi qui m’a vraiment marqué. Il est décoré de camélias et de fleurs de cerisiers aux couleurs pastelles sur le bas du vêtement, mais avec sur le haut des dizaines de broderies en fil d’or représentant un animal surprenant : la Chauve-souris ! Sachant que pour la plupart d’entre nous cet animal ne renvoie pas à l’image la plus positive qui soit ; j’ai cherché des réponses dans la multitude de textes que l’on trouve autour des kimonos. Et j’ai finalement appris que c’était en fait un symbole de longévité pour la classe dominante aristocratique.

Donc l’expo met vraiment en lumière toute la symbolique de ce vêtement en nous expliquant les codes et représentations relatifs à l’âge, au rang mais aussi à l’époque ; Car à l’ouverture du Japon vers le monde occidental au 19 ème siècle, le kimono se modernise en devenant un habit qui ne sera destiné qu’aux grandes occasions.

 

L’exposition nous présente aussi des réinterprétations du Kimono par des créateurs occidentaux ?

Oui car beaucoup de grands couturiers se sont inspirés du kimono pour réinventer la mode du 20 ème siècle. Tel Poiret avec une robe portefeuille fluide, Gautier avec un déshabillé rouge très osé ou encore Kenzo ou Dior qui l’ont utilisé comme base pour de nombreuses collections. La création qui est vraiment la plus spectaculaire dans l’exposition est celle qu’a réalisé Yves Saint Laurent en 1994. C’est un manteau aux manches amples, fait dans un tissus vert et violet très brillants et simplement fermé par une broche en dentelle. Il joue sur le mélange de broderies françaises et de motifs japonais floraux. C’est vraiment par cette pièce que l’on voit l’influence du Kimono sur la mode française.

Eh bien merci Laetitia pour toutes ces infos ! L’exposition « Kimono au bonheur des dames » est à découvrir au Musée Guimet, à Paris, jusqu’au 22 mai 2017.

Photo de couverture : Laetitia A. Dumont